![]() |
| Amavi Patatu, membre du B.E, vice-président de la commission d'organisation. |
C’est l’opacité totale.
Nous avons donc décidé de réaliser une série d’interviews afin de permettre à l’opinion publique de se faire une idée précise sur la question de la gestion. En attendant que le Président AMEYI se décide à organiser la prochaine assemblée générale en 2014 et qui sera nécessairement une assemblée élective conformément aux dispositions statutaires.
Question : Pouvez-vous nous énumérer les domaines exactes de compétence de la Commission d'Organisation ?
Amavi Patatu : Les attributions sont :
1. quant aux compétitions nationales :
- proposer des formats de compétitions ;
- proposer des calendriers de compétitions ;
- programmer les matches (des compétitions nationales. ndlr) ;
- désigner des commissaires de match ;
- organiser l'accueil et l'installation des officiels des matches et des joueurs,
- organiser le protocole les jours des matches
- assurer la réunion d'avant match.
Amavi Patatu : À chaque événement, son budget. Je précise que les membres de la commission ne touche pas de primes. Ce sont des bénévoles.
Question : Quels sont les objectifs affichés de la commission d'organisation ?
Amavi Patatu : Insuffler beaucoup plus de professionnalisme, assurer à nos activités une meilleure organisation afin de donner de notre fédération une meilleure image.
Question : Vous pouvez préciser ?
Amavi Patatu : Cela signifie, par exemple, pour les championnats nationaux :
- élaborer un calendrier des matches avec des dates précises et les faire respecter scrupuleusement. Cela semble évident mais j'avoue que le fait de réaliser cette saison cet objectif constitue pour nous une grande avancée ;
- désigner les commissaires de match selon un critère d'excellence afin qu'ils puissent noter correctement les arbitres et faire des rapports conséquents ;
- faire de nos matches de véritables spectacles qui drainent la foule et procurent de la satisfaction aux spectateurs.
Question : Quels objectifs concrètement avez-vous réalisé ?
Amavi Patatu : Cette année particulièrement, nous avons sensiblement amélioré l'organisation de nos activités et celles-ci se déroulent dans une meilleure ambiance de sérénité. La preuve, c'est que le championnat D1 se déroule normalement avec la régularité que nous ne lui avons pas connue depuis longtemps. Mais pour y arriver, il nous a fallu nous décider à faire les choses autrement. Tout n'est pas encore au point mais nous tenons chaque pas, aussi petit soit-il, pour gagner. Et nous espérons en gagner beaucoup d'autres.
Question : Et quels sont vos sentiments à cet égard ?
Amavi Patatu : Nous sommes satisfaits de ce qui a été réalisé dans le domaine organisationnel, cependant nous sommes conscients que beaucoup reste encore à faire. En effet, si la commission a acquis beaucoup plus d'autonomie dans la réalisation de son cahier de charge, il reste à délimiter les domaines d'action de la commission et les compétences d'autres organes, en l'occurrence le Secrétariat Général, car il arrive des fois où un organe en vient à empiéter sur le territoire d'un autre. Cela se règle généralement bien, mais il est possible de prévenir ces situations.
Amavi Patatu : Nous sommes satisfaits de ce qui a été réalisé dans le domaine organisationnel, cependant nous sommes conscients que beaucoup reste encore à faire. En effet, si la commission a acquis beaucoup plus d'autonomie dans la réalisation de son cahier de charge, il reste à délimiter les domaines d'action de la commission et les compétences d'autres organes, en l'occurrence le Secrétariat Général, car il arrive des fois où un organe en vient à empiéter sur le territoire d'un autre. Cela se règle généralement bien, mais il est possible de prévenir ces situations.
Question : L'éradication de la fraude sur identité est un élément important de la sincérité des compétitions sportives. La FIFA aide la FTF à se doter des instruments juridiques et des outils nécessaires à l'éradication de toute fraude. Dans ces conditions, comment se fait-il que la FTF n'utilise pas jusqu'à présent le système des licences informatisées des joueurs et autres acteurs directs de football ?
Amavi Patatu : À propos des licences, il faut avouer que nous sommes parmi les rares pays à ne pas encore intégrer le système des licences de la FIFA appelé TMS. Par conséquent, nous ne sommes pas à l'abri des difficultés nées de la falsification de nos licences. La fin de la saison sportive dernière a connu des remous à cause de cela.
Amavi Patatu : À propos des licences, il faut avouer que nous sommes parmi les rares pays à ne pas encore intégrer le système des licences de la FIFA appelé TMS. Par conséquent, nous ne sommes pas à l'abri des difficultés nées de la falsification de nos licences. La fin de la saison sportive dernière a connu des remous à cause de cela.
Question : Quels sont les obstacles qui vous empêchent d'intégrer le système des licences de la FIFA ?
Amavi Patatu : À mon avis, si nous ne sommes pas entrés dans le TMS, c'est parce que, au niveau décisionnel de la FTF, Nous n'avons pas encore intégré à notre réflexion et à notre fonctionnement la nécessité de l'installation de ce système et tout le bienfait qu'il devrait procurer au football togolais. Un manque de volonté né de notre méconnaissance de cet outil de travail, voilà l'obstacle. Donc, selon moi, cet obstacle ne peut s'expliquer autrement puisque la FIFA nous a fourni, depuis des années, toute la logistique et a formé du personnel technique pour y travailler. Des missions sont souvent arrivées chez nous pour une remise à niveau du système et des techniciens mais nous avons du mal à accrocher.
Amavi Patatu : À mon avis, si nous ne sommes pas entrés dans le TMS, c'est parce que, au niveau décisionnel de la FTF, Nous n'avons pas encore intégré à notre réflexion et à notre fonctionnement la nécessité de l'installation de ce système et tout le bienfait qu'il devrait procurer au football togolais. Un manque de volonté né de notre méconnaissance de cet outil de travail, voilà l'obstacle. Donc, selon moi, cet obstacle ne peut s'expliquer autrement puisque la FIFA nous a fourni, depuis des années, toute la logistique et a formé du personnel technique pour y travailler. Des missions sont souvent arrivées chez nous pour une remise à niveau du système et des techniciens mais nous avons du mal à accrocher.
Toutefois, et pour compenser cette faiblesse, nous disposons d'un programme informatique qui nous permet d'éditer des licences de joueurs difficilement falsifiables. Pour nous, c'est un pas vers le TMS puisque ce programme nous permet de créer une base de données de nos joueurs. Il constitue également un canal de sensibilisation des dirigeants à l'utilisation de l'outil informatique dans la gestion de notre football.
Question : Depuis quelle année exactement la FIFA a-t-elle fourni le système TMS à la FTF et a procédé à la formation des techniciens devant l'utiliser ?
Amavi Patatu : Lorsque je suis arrivé à la fédération en 2007 en qualité de Secrétaire Général Adjoint élu du bureau exécutif, une société partenaire de la FIFA avait déjà installé le matériel informatique complet du TMS composé d'ordinateurs, de serveurs, de scanner et d'imprimantes dont une imprimante DATACARD pour imprimer les licences sur un support en PVC. Les techniciens ont été également formés à l'époque. D'autres formations ont suivi au fil des ans.
Amavi Patatu : Lorsque je suis arrivé à la fédération en 2007 en qualité de Secrétaire Général Adjoint élu du bureau exécutif, une société partenaire de la FIFA avait déjà installé le matériel informatique complet du TMS composé d'ordinateurs, de serveurs, de scanner et d'imprimantes dont une imprimante DATACARD pour imprimer les licences sur un support en PVC. Les techniciens ont été également formés à l'époque. D'autres formations ont suivi au fil des ans.
Question : La violence dans les stades de football et dans ses environs immédiats est un fléau qui doit être banni au Togo. Que fait la commission pour y mettre fin ?
Amavi Patatu : La saison dernière, la violence a failli faire capoter le championnat. Tirant leçon de cette situation, nous avons développé un programme de fair-play qui se décline en actions de prévention et en instruments de répression de la violence dans nos stades. À ce titre, des missions de la FTF sont allées dans les différentes localités où elles ont tenu des séances de travail avec des responsables de clubs et des ligues ainsi que les supporteurs. Au cours des rencontres, il a été mis en exergue la volonté de la fédération d'éradiquer la violence par la mise en application des instruments juridiques contenus dans nos textes et règlements. Il a été également indiqué les dispositions pratiques à mettre en oeuvre quant aux installations qui présentent un niveau de sécurité faible pour le jeu et les acteurs.
Ce travaille commence à porter ses fruits puisque sur un total de 72 matches joués du début du championnat jusqu'à la 9e journée, nous n'avons recensés que 6 cas de violences dont les dossiers ont été transférés à la Commission de Discipline. Les verdicts que nous souhaitons exemplaires vont nous aider à vaincre les dernières poches de résistance à notre "Programme Fair-play".
Notons que le sujet est tellement préoccupant que, au cours de sa réunion extraordinaire du mercredi 02 juillet, le bureau exécutif a recommandé l'organisation de séances de travail qui seront consacrées à la mise en place d'un dispositif sécuritaire particulier sur des matches classés "à risque". Ce dispositif va connaître le déploiement d'un nombre plus important des agents des forces de l'ordre et des agents de la sécurité privée.
Nous avons bon espoir que l'année prochaine, le dossier de la violence dans nos stades sera classé parmi nos priorité et traité comme tel.
Notons que le sujet est tellement préoccupant que, au cours de sa réunion extraordinaire du mercredi 02 juillet, le bureau exécutif a recommandé l'organisation de séances de travail qui seront consacrées à la mise en place d'un dispositif sécuritaire particulier sur des matches classés "à risque". Ce dispositif va connaître le déploiement d'un nombre plus important des agents des forces de l'ordre et des agents de la sécurité privée.
Nous avons bon espoir que l'année prochaine, le dossier de la violence dans nos stades sera classé parmi nos priorité et traité comme tel.
Question : Le bureau exécutif, c'est de coutume, ne respecte pas les calendriers affichés des compétitions nationales. Ce non-respect porte de graves préjudices aux intérêts sportifs et économiques du football togolais. Que faites-vous pour y remédier ?
Amavi Patatu : Nous pouvons vous rassurer que le championnat en cours se déroule dans le strict respect du calendrier tel qu'il a été adopté par le bureau exécutif et accepté par les clubs et communiqué aux médias. Même lorsque des cas de force majeure comme les intempéries ont empêché des rencontres de se dérouler aux dates et heures prévues, ces matches ont été joués le lendemain conformément aux Règlements en vigueur. Voilà une avancée notable par rapport à l'année dernière.
Amavi Patatu : Nous pouvons vous rassurer que le championnat en cours se déroule dans le strict respect du calendrier tel qu'il a été adopté par le bureau exécutif et accepté par les clubs et communiqué aux médias. Même lorsque des cas de force majeure comme les intempéries ont empêché des rencontres de se dérouler aux dates et heures prévues, ces matches ont été joués le lendemain conformément aux Règlements en vigueur. Voilà une avancée notable par rapport à l'année dernière.
Question : Les staffs techniques des équipes de joueurs et d'arbitres ne peuvent pas conduire à terme leur programme de performance. Par conséquent, nos clubs se font éliminer à l'entame des compétitions continentales et nos arbitres sont peu performants au niveau international. Quelles corrections se proposent d'apporter la commission ?
Amavi Patatu : En vérité, tout comme pour le TMS, nous avons des soucis à exécuter un programme cohérent de perfectionnement des acteurs de notre football. Ici comme là, ce n'est qu'une question de manque de volonté et de vision. Nous nous contentons du très court terme et oublions de baliser la voie pour l'avenir. Des programmes ont été élaborés pour une mise à niveau des administrateurs, des commissaires de match, des entraîneurs et des arbitres mais ils n'ont jamais été traduits en activités concrètes. Nous espérons pouvoir y remédier au cours de la saison.
Amavi Patatu : En vérité, tout comme pour le TMS, nous avons des soucis à exécuter un programme cohérent de perfectionnement des acteurs de notre football. Ici comme là, ce n'est qu'une question de manque de volonté et de vision. Nous nous contentons du très court terme et oublions de baliser la voie pour l'avenir. Des programmes ont été élaborés pour une mise à niveau des administrateurs, des commissaires de match, des entraîneurs et des arbitres mais ils n'ont jamais été traduits en activités concrètes. Nous espérons pouvoir y remédier au cours de la saison.
Question : Et le football de jeunes et féminin ?
Amavi Patatu : Nous avons le bonheur de vous annoncer que cette saison, contrairement aux années passées, nous sommes sur le point de déployer un vaste programme de compétitions destinées aux jeunes joueurs et aux filles. La dernière réunion du bureau exécutif, sur proposition de la Commission de Football de jeunes et du Beach Soccer que je préside, a pris des décisions à cet effet. Le Beach Soccer va connaître la 3e édition de son championnat pendant les grandes vacances scolaires.
Amavi Patatu : Nous avons le bonheur de vous annoncer que cette saison, contrairement aux années passées, nous sommes sur le point de déployer un vaste programme de compétitions destinées aux jeunes joueurs et aux filles. La dernière réunion du bureau exécutif, sur proposition de la Commission de Football de jeunes et du Beach Soccer que je préside, a pris des décisions à cet effet. Le Beach Soccer va connaître la 3e édition de son championnat pendant les grandes vacances scolaires.
Propos recueillis par Amegan ADDABLAH

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire